Lundi

It's more than I can stand
[...]
Believe me when I say I love you


Je l'aime ? Je ne crois pas...
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# Posté le lundi 23 juin 2008 09:54

Samedi

Samedi

J'aime beaucoup les discutions philosophiques qu'on a. Que ce soit au téléphone, sur MSN, dans l'aile ou la cuisse de notre lycée. On peut parler des heures et des heures sans s'arrêter. Elle m'expose ses opinions sur tout, je lui expose les miens. Ce qui est intéressant, c'est lorsque nos avis divergent. On a toujours des tas d'arguments pour en débattre. Encore hier, nous avons discuté, et j'avoue que c'était réellement intéressant. Elle me dit que je suis vraiment bornée, pourtant elle me donne des arguments puissants. Je ne change pas d'avis malgré ça, mais j'avoue que j'y pense, que je réfléchie sur ses paroles, que ça m'aide peut-être un peu. Elle a raison parfois, elle me connait quand même un peu plus qu'elle n'y paraît quelques fois. Mais j'ai si peur de retomber ! "On passe pas tout ce temps là à gravir une échelle pour s'ramasser en bas puis encore croire au ciel"... Mais je sais que c'est comme ça qu'on avance. Alors comment faire pour balayer cette peur ? On ne devrait pas avoir peur des autres dans la vie. Pourtant, moi si. Et j'aimerais vraiment les affronter. Tout ça ne dépend surement que de moi, mais je ne trouve pas la solution. Comme l'a dit une certaine personne, on ne peut pas empêcher la douleur, mais on peut empêcher la souffrance. Il faut que j'avance, que j'avance réellement. Je ne veux pas être lâche toute ma vie, et je ne veux pas me fatiguer à faire du sur place. Seulement je sais pertinnement que si je suis encore déçue une fois que j'aurais fait un pas, je prendrais de nouveau racine. Il faut pourtant que j'avance, et maintenant. Quitte à être déçue ou blessée.
Le courageux ne vit peut-être pas longtemps mais le peureux, lui, ne vit jamais.

# Posté le samedi 17 mai 2008 06:54

Modifié le samedi 17 mai 2008 07:22

Mercredi

Mercredi
Il ne pleut plus, et demain c'est férié. On a beaucoup de travail, je veux réussir à tout faire cet après-midi. J'ai eu un 7.5 en mathématiques, ça commence à peser. Je deteste ce lycée, où les professeurs ne sont même plus capables de distinguer ceux qui travaillent de ceux qui ne travaillent pas. Je me sens réellement nulle quand c'est comme ça. Certains ont des facilités, d'autres n'ont rien, d'autres encore ont des difficultés. Je fais partie de la dernière catégorie et c'est horrible de s'en rendre compte. Je sais qu'il y a des gens pour m'aider, mais je ne veux pas leur faire perdre leur temps et passer pour un boulet si lourd que ces personnes ne pourraient plus avancer par ma faute. Je me remet en question, je sais que je suis têtue et que j'en deviens agaçante. Il est normal que je n'y arrive dans aucun domaine. Mais c'est dans ma nature, et on ne peut pas aller contre ça. "Chassez le naturel, et il reviendra au galop". Le monde est injuste.
Tout comme l'histoire, mon histoire, la sienne également, cette histoire d'il y a deux ans. Pourquoi n'arrive-je pas à passer outre ? Il était con, j'étais amoureuse et donc aveugle, je ne le suis plus. Je devrais l'avoir oublié, mais ses mots résonnent encore dans ma tête. Ses mots qui m'ont fait si mal. Depuis ce jour, je ne peux pas, je ne peux plus me dire que les hommes ne sont pas tous les mêmes. Et pourtant j'essaie d'oublier cette histoire, d'oublier cet homme, d'oublier tout simplement. Mais je n'y arrive pas. J'aimerais tellement passer à autre chose, mais comment faire ? Tout le monde me dit de l'oublier, mais s'ils savaient à quel point c'est dur. Ces gens sont tellement optimistes pour moi parfois, ça me touche. Mais s'ils seulement ils pouvaient comprendre ce que je ressens. Voir toutes ces personnes, tous ces couples, lorsqu'on est seule, c'est tellement difficile. Surtout quand on a pas le physique dit "normal". Surtout quand on a dix-sept ans. Ils me disent tous que ça m'arrivera bien un jour, mais ils savent très bien que la seule chose pouvant m'arriver et de me trouver en couple avec un homme qui me veut juste pour du sexe. Ils le savent aussi bien que moi, voir mieux que moi.
Enfin bref, rien n'en vaut la peine, alors pourquoi même en parler ?
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# Posté le mercredi 30 avril 2008 07:31

Mardi

Mardi
Aujourd'hui il pleut. Encore. On arrive pourtant au mois de mai. Je rentre chez moi. Mon sac, mes cheveux, mes bottes et mon pantalon sont trempés. D'ailleurs, le bas de mon jean est trempé jusqu'au dessus des genoux. C'est désagréable. Je met ma capuche, et j'entend le clapotis de l'eau qui tombe sur elle. C'est assez joli comme bruit. Mais je suis trempée comme il n'y a pas. Que ce chemin de sept minutes me paraît long lorsqu'il fait mauvais temps : ralentie par l'eau et le vent, le mp3 éteint dans mon sac pour ne pas qu'il prenne l'eau, j'ai l'impression de marcher pendant une demi heure.
Une jeune fille dépressive et cruche s'est trouvée un petit copain. Je ne comprend pas. Elle est détestée de tous, car elle n'a rien de naturel. Ca me déprime, mais pas trop. Parce que dans quinze jours, j'aurais dix-sept ans, et que j'espère qu'il se passe quelque chose. C'est ridicule, je sais. Pourtant j'espère quand même. Je suis une faible. Et je sais que, dans quinze jours, lorsque la journée sera passée, je déprimerais comme jamais. Je me dirais "encore un espoir pour rien .... pourquoi est-ce que j'espère ? Je sais pertinemment qu'il ne peut rien se passer". Je serais alors de mauvaise humeur, agressive et désagréable. J'essayerais de cacher ma tristesse et ma déception, mais je ne sais pas faire semblant. Alors j'attendrais le soir dans mon lit pour pleurer et me dire que je suis la personne la plus détestable du monde. Et ça repartira pour un an de plus, une année identique aux autres.
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# Posté le mardi 29 avril 2008 11:02

Jeudi

Jeudi
Demain : Vacances. Enfin !

Envie de partir. Loin. Très loin d'ici. Là où il y a du soleil. Là où les gens sont gentils, chaleureux, là où ils ne jugent pas. Là où l'argent n'est pas le seul centre d'intérêt. Là où le mot sentiment existe encore, là où la danse est un moyen d'exprimer ses humeurs et ses envies. Là où les gens ont la couleur du soleil. L'Afrique.
En attendant, rien à faire, je n'ai pas le courage de travailler. Je suis crevée et découragée. Alors je me détend. Je les vois, ceux qui illuminent ma vie, je fais des jeux débiles avec eux, comme "qui est qui" ou "qui sera quoi". Il y a quelques engueulades avec d'autres gens qui ne vont pas très bien en ce moment. C'est dommage et ça fait mal. On verra bien dans un an. Qu'elle fasse ce qu'elle dit. Mais elle ne prend pas les risques en compte. Elle s'en rendra compte par elle-même. Je l'adore quand même, ça ne change rien. Je danse aussi. Et j'attend avec impatience le 31 mai 2008. Une soirée africaine, rien de mieux pour se remonter le moral et se détendre. Avec au programme, un concert, un repas, de la danse. Evidemment. C'est tellement bien.
Envie de grandes vacances, de vacances tellement longues que je pourrais aller partout dans le monde. En gros il me faudrait toute ma vie. Dommage que l'argent gâche tous nos rêves. Car lorsqu'il s'agit de voyage, il s'agit d'argent. J'aime pas l'argent. C'est la plus grosse connerie de l'homme. Mais bon, tant pis.
En tout cas, vivement demain soir.
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# Posté le jeudi 10 avril 2008 12:11